Interview - La Cabanerie

La Cabanerie
Cabanerie
Samuel, peux-tu nous présenter ton entreprise ?

J’ai créé la Cabanerie en 2012. Elle fabrique des structures en bois pour l’extérieur. Pendant 5 ans, un bout de cave me servait d’atelier. Tout était livré au fur et à mesure chez les clients. C’est avec mon père menuisier que j’ai appris le métier. Différentes expériences m’ont amené à faire des cabanes : cabanes pour enfants, cabanons de jardin, terrasses et notamment terrasses sur pilotis. Ensuite, j’ai loué un atelier de 200 m² dans la zone sud de Joval. Mon cousin, Sylvain, m’a rejoint en 2017.

L’aventure a bien décollé. J’avais envie depuis longtemps de fabriquer des cabanes deux places pour les randonneurs pédestres et cyclistes en itinérance J’ai donc créé les Cabanétapes (nom déposé). Je vends ces hébergements en bois sur pilotis dans des lieux touristiques : des campings ou des gîtes situés à proximité des GR ou des voies cyclables. Les premières ont été vendues dans le centre Bretagne. Nous avons ensuite développé le concept. Des stagiaires se sont joints à nous. J’ai pensé qu’il serait judicieux de rendre le travail saisonnier. Tout l’hiver, au chaud et au sec, nous préparons les cabanes et l’été nous faisons du sur-mesure : cabanons de jardin, cabanes pour enfants, terrasses sur pilotis.

Fin 2019, la nouvelle zone de Joval a commencé à faire parler d’elle. J’ai fait ma demande auprès de Rennes Métropole pour obtenir un terrain. Nous étions les premiers sur cette zone d’activités et donc nous avons eu la chance de choisir notre parcelle, d’orienter le bâtiment plein sud et d’aménager en fonction de nos besoins. Nous sommes arrivés en juillet 2021. Nous avons fait construire le bâtiment principal et nous avons construit nous-mêmes les bureaux et le préau de stockage. Les extérieurs sont en cours d’aménagement, fleurs, arbres fruitiers, prairies fleuries, mare pour contribuer à la biodiversité.

En septembre 2020, j’ai embauché Benoît puis Pauline en 2021. Nous sommes 4 maintenant. J’ai souvent des apprentis en reconversion professionnelle qui arrivent avec leur vécu. La partie administrative est lourde et m’occupe plus de la moitié du temps. La partie conception est passionnante. Par exemple, nous venons de fabriquer une cabane sur remorque, plus grande. Nos réalisations sont maintenant présentes dans tout le Grand-Ouest.

Pourquoi le bois ?

Depuis tout petit, par mon père, j’ai été sensibilisé à ce matériau. J’essaie toujours de trouver des solutions avec le bois même si des solutions avec d’autres matériaux seraient plus faciles à réaliser. Nous utilisons du bois local.

L’écologie, ça va de soi. L’ossature des cabanes est réalisée en douglas du Limousin et le bardage en douglas breton. Ces bois sont non-traités. Les hausses conséquentes des prix du bois (la covid – la guerre d’Ukraine)  m’amènent à réfléchir à un autre projet : Acheter des arbres sur pied ou gérer moi-même une parcelle boisée puis exploiter le bois avec une scierie mobile.

Dans beaucoup de domaines, revenir aux sources me paraît important pour ne pas acheter les choses sans savoir d’où elles viennent, pour mieux comprendre comment tout fonctionne et mieux maîtriser les solutions alternatives. Si chacun cherche ses propres solutions alternatives, on dépendra moins des gros. C’est la même chose pour l’énergie.

Pourquoi le photovoltaïque ?

A la base, le tout premier PLU et le règlement du lotissement m’imposaient d’installer 50 % de la surface de toit en photovoltaïque. D’autre part, je trouvais intéressant d’utiliser cet espace disponible sur le toit : 180 m² orientés plein sud. C’est pourquoi le bâtiment a été conçu pour supporter des panneaux photovoltaïques. Un projet neuf, c’est idéal. C’est vraiment la réglementation d’urbanisme qui m’a mis la puce à l’oreille et qui m’a incité à m’intéresser au photovoltaïque. Très pris par mon activité professionnelle, j’ai failli ne pas réaliser ce projet d’installation panneaux photovoltaïques mais je l’aurais regretté plus tard. 

Comment es-tu entré en contact avec Soleil sur Vilaine ?

Des clients du collectif Soleil sur Vilaine qui m’ont acheté une cabane pour y installer des toilettes sèches m’ont parlé de leur projet citoyen. Cette initiative m’a tout de suite séduit.

Pourquoi as-tu choisi Soleil sur Vilaine plutôt qu’un installateur classique ?

J’ai trouvé qu’un projet citoyen a encore plus de sens.

Ce n’est pas le caractère financier qui m’a motivé tout en sachant que je serai propriétaire des panneaux au bout de 20 ans et qu’ils auront alors perdu très peu de leur productivité. Devant les incertitudes quant à la production d’énergie et à son coût, il vaut mieux anticiper.

L'équipe de la Cabanerie
Equipe cabanerie